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Accueil Les emplois de gestion et valorisation des territoires (agents d'environnement de proximité, cantonniers de rivière, écogardes, etc.) sont ceux qui ont été les plus développés dans le cadre du dispositif Nouveaux Services Emplois Jeunes. Ils représentent en effet 1060 postes soit près de 50 % des emplois créés dans le secteur de l'environnement en Ile-de-France, majoritairement par des communes. Ils sont également développés par des structures associatives dans le cadre de chantiers d'insertion (CES, CEC). La création de ces emplois, bien souvent en réponse à une demande sociale pour un environnement de qualité, témoigne d'une volonté de modification des pratiques. Leur plus value environnementale et sociale est difficile à évaluer, ce qui ne favorise pas la connaissance et la reconnaissance de ces activités. Cependant, il semble primordial de mettre en évidence leur utilité sociale et environnementale pour assurer leur pérennité. Par ailleurs, le développement et la pérennisation de ces métiers, dans le respect de leur spécificité, sont étroitement liés à la professionnalisation des structures dans ces domaines. Enfin, la fin du dispositif et l'arrêt des aides aux collectivités territoriales pose la question du devenir de ces postes et services. Une « Etude-action pour la pérennisation des activités et des emplois de la gestion et valorisation de l'espace » a donc été réalisée conjointement par l'Arene, l'AFPA et TEE en 2002 2003 afin de favoriser la structuration et la reconnaissance de ces services innovants. Vous pouvez vous procurer le rapport de l'étude en le téléchargeant ou bien le quatre pages intitulé « Gestion écologique et valorisation des territoires franciliens : structuration de services innovants » qui présente une synthèse de ces résultats. Synthèse des principaux résultats de l'Etude-action 1. Présentation de l'étude Les objectifs de l'étude :
Le champ de l'étude : La finalité principale des services développés et que nous avons analysé est l'entretien des espaces naturels ou dits « verts ». Afin de qualifier ces services au regard des préoccupations environnementales, nous avons choisi de regrouper les projets en deux catégories :
La méthode : Cette étude a été réalisée à partir de l'analyse d'une série d'entretiens à la fois auprès des employeurs et des employés (étude de type qualitatif). Le rapport d'étude présente la méthodologie et le déroulement de l'étude de façon précise ; les outils comme les grilles d'entretien et grille d'analyse sont présentés en annexe. L'ensemble des partenaires institutionnels présents au sein de la Plate forme régionale de professionnalisation des emplois jeunes a été associé ; les différentes étapes de l'étude ayant fait l'objet d'une présentation en réunion du sous-groupe « protection et valorisation de l'environnement » du groupe ancrage territorial des nouveaux services. Une réunion de restitution des résultats a eu lieu le 19/12/2002 réunissant ces partenaires et les structures rencontrées. L'échantillon : A partir de plusieurs critères (statut, taille des structures, localisation géographique, nombre et type de postes créés, etc.), 43 structures ont été sélectionnées parmi 340 repérées (70 % des employeurs sont des collectivités territoriales).
2. La typologie empirique des emplois identifiés Cette typologie empirique, a été établie à partir de l'analyse de 32 postes identifiés suite à une série d'entretiens réalisés auprès de 25 structures employeurs. Pour chacun des emplois observés, nous avons évalué le poids respectif de chacune des activités suivantes : entretien et aménagement des sites, activités d'accueil du public et d'animation, réalisation d'inventaires ou de suivis scientifiques, gardiennage et de surveillance, et activités de gestion et coordination. L'analyse du contenu des entretiens auprès des salariés montre une prépondérance relative de chaque activité, selon les emplois occupés. Cette prépondérance relative nous permet d'avancer l'hypothèse d'une filière, ou du moins, nous montre l'évolution des emplois dans une perspective de gestion plus écologique de l'espace. En premier lieu, nous observons des emplois d'exécution pour la valorisation et l'entretien de l'espace naturel ou urbain, enrichis d'activités liées à l'accueil et la sensibilisation écologique. Des emplois plus qualifiés de technicien supérieur font appel à une connaissance approfondie des milieux et des techniques liées au maintien des milieux, et enfin des emplois de chef de projet sont tenus par des spécialistes de haut niveau. Les ouvriers d'entretien d'espaces verts (niveau VI, V) : L'activité prépondérante est l'entretien et l'aménagement pour l'ensemble de ces emplois ; certains comportent de manière occasionnelle des activités de gardiennage ou de suivi. Les activités décrites par les salariés sont la tonte des pelouses, la taille des arbustes, le désherbage, le nettoyage et déblayage, l'entretien et l'implantation de décorations florales. Ces emplois pratiquent une gestion classique des espaces verts. Les agents d'environnement de proximité (niveau IV, V, VI) : Ils conservent comme cœur de métier des tâches d'entretien et d'aménagement mais d'autres tâches viennent s'ajouter dans une logique d'amélioration de la qualité des actions. Celles-ci renforcent ainsi la mise en valeur des espaces, permet la sensibilisation des publics accueillis au respect des lieux et à une meilleure connaissance de milieux écologiques spécifiques. Les techniciens écogardes (niveau III) : Ces salariés dont le niveau de formation initiale est de niveau III ont des activités tournées vers l'animation, l'organisation de séquences d'information, ce qui représente pour certains une activité importante, associée à des actions de surveillance et de veille scientifique sur l'état des milieux. Ces salariés sont amenés également à exercer des activités de suivi de chantiers et de coordination d'actions. La « poly compétence » qui apparaît dans ces emplois met en exergue leur dimension novatrice, qui vise la valorisation du patrimoine et de l'espace naturel. Les écodéveloppeurs (niveau I, II) : Nous avons glissé d'emplois où l'activité prépondérante était l'entretien et l'aménagement des sites, à des emplois où les salariés sont sur des fonctions de chef de projet. Ils exercent des activités d'études, de coordination de travaux avec des partenaires divers. Ces emplois peu représentés dans notre échantillon sont tenus par des spécialistes d'un niveau de technicien supérieur ou plus. 3. Les conditions de réussite de ces services innovants Trois facteurs principaux favorisent la mise en place d'un service innovant :
La mise en place d'un service innovant de gestion écologique des espaces engage les structures dans un cercle vertueux : développement de l'écocitoyenneté et pratique de l'évaluation 4. Des enjeux pour la pérennisation Un accord sur le caractère d'utilité publique du service et de sa plus value environnementale et sociale La nécessité d'objectiver cette plus value en l'évaluant Le besoin de clarifier les responsabilités de la maîtrise d'ouvrage et les sources de financements. Une difficulté de pérennisation de ces services de gestion durable des territoires dans la fonction publique territoriale 5. Des pistes d'action pour l'avenir La création et la diffusion des outils d'évaluation de la plus value environnementale et sociale de ces services. L'accompagnement des porteurs de projets d'un point de vue technique pour la mutualisation et la diffusion des bonnes pratiques. La professionnalisation tant de l'encadrement que des personnels mettant en œuvre les services. Dans le cadre des collectivités locales, l'adaptation des concours d'accès et des cadres d'emplois de la fonction publique territoriale à ces nouvelles activités. Synthèse de la rencontre régionale Des métiers de l'environnement du 19 mars 2003 : « Quels emplois, quels services pour la gestion durable et la valorisation des territoires ? » Cette rencontre qui a réuni de nombreux acteurs à l'échelle de la région Ile-de-France (une centaine de participants), que ce soient des institutionnels, des professionnels de la gestion et valorisation de l'espace, des associations, a été l'occasion de présenter des expériences innovantes et d'échanger autour des questions de leur reconnaissance de ces activités, de leur consolidation et essaimage. Les résultats de l'Etude-action, présentés lors de cette journée, ont été mis en perspective par différents acteurs institutionnels travaillant eux-mêmes sur ces questions parfois dans d'autres régions (CPIE du Pays de l'Autunois, CPIE de Loire et Mauges). Les différentes interventions se sont accordées sur les points suivants :
Les trois retours d'expériences qui nous ont été présentés (le Syndicat Mixte de Gestion des Ecogardes du Nord-pas-de-Calais, l'association Espaces, le Parc Naturel du Vexin français et l'association Vie Vert) ont mis en évidence l'importance des partenariats favorisant l'ancrage local des activités. La notion de « co-construction » pour la mise en œuvre de projets fondés autour de l'amélioration et préservation des espaces naturels dans un esprit de solidarité sociale et économique est essentielle. La fin de certains dispositifs financiers et l'incertitude à trouver des financements pérennes sont au cœur des préoccupations de ces structures, et ce d'autant plus que les échéances liées aux procédures administratives ne sont pas en adéquation avec celles des structures. Jusqu'à présent ces activités ont bénéficié de financements provenant essentiellement de l'insertion et non pas de fonds destinés à l'activité de gestion de l'espace, ce qui pourrait également être un chantier de réflexion. Les principaux institutionnels intéressés par ces questions (DIREN, Agence de l'eau, Caisse des Dépôts, CNFPT, Conseil régional IDF, DRTEFP) ont eu l'occasion de s'exprimer sur la question de la consolidation des activités en exposant le positionnement de leur structure sur ces questions.
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