Accueil

Accueil Energie Energies renouvelables


Géothermie, l'énergie du sous-sol



La chaleur de la terre

 La géothermie en Ile-de-France
Le puits canadien ou le puits provençal
A lire




La géothermie, énergie renouvelable propre est l'un des atouts majeurs de la région Ile de France en terme de diversification des ressources, en tant qu'activité locale et créatrice d'emplois et comme technologie propre.

Après des débuts prometteurs dans les années 70 et 80, facilités par un prix élevé des produits pétroliers d'une part, et par une forte implication de l'Etat et des collectivités locales d'autre part, la géothermie a par la suite connu un manque d'intérêt dû principalement à la chute des prix de l'énergie et également à un problème d'image suite à de mauvaises opérations.

Aujourd'hui, la technique est maîtrisée, les tensions internationales rendent les prix des énergies fossiles instables, les préoccupations environnementales prennent de plus en plus de place dans les décisions d'investissement et le potentiel géothermique en Ile de France est énorme.

Dans ce contexte, l'Arene participe au plan de relance de la géothermie en Ile de France avec la délégation régionale de l'ADEME et le BRGM.

La nappe du Dogger recèle bien des possibilités. Quelques explications :


La chaleur de la Terre

Le globe terrestre est décomposé en trois enveloppes : au milieu, le noyau sur un rayon de près de 3500 km et dont la température est estimée à 4 000°c, autour le manteau sur un rayon de 2 900 km (température 3 000°c) et enfin l'écorce terrestre qui est l'enveloppe superficielle de la Terre.

Dans l'écorce terrestre, la température s'accroît avec la profondeur d'environ 3°c tous les 100m. L'exploitation de l'énergie géothermale passe par l'utilisation de la chaleur stockée dans cette écorce terrestre.

Un gisement géothermal est en fait un réservoir c'est-à-dire une roche perméable dans laquelle circule de l'eau sous forme liquide ou gazeuse. La roche est appelée aquifère et l'eau est dite fluide géothermal.

Les phases de mises en œuvre de l'installation de géothermie
Il s'agit tout d'abord d'explorer le sous-sol afin de :

  • Déterminer la structure géologique de la roche
  • Caractériser la quantité et la qualité du fluide géothermal
  • Déterminer les conditions d'alimentation du réservoir
  • Etudier la densité de la roche
  • Mesurer les paramètres qui permettront de déterminer l'exploitabilité du gisement (température débit, pression, fracturation, porosité de la roche, salinité de l'eau, etc...).

L'accès à la ressource est ensuite assuré grâce à un forage. On fore donc un puits de production. Quand il faut réinjecter le fluide géothermal dans la nappe, on fore également un puits de réinjection et l'installation s'appelle alors un doublet. Quand deux puits de production sont nécessaires à côté du puits de réinjection, on utilise le terme de triplet.

Il faut ensuite que le fluide géothermal remonte de la nappe aquifère. Si la pression au sein du réservoir entraîne une pression en tête de puits supérieure à la pression atmosphérique, on obtient un débit suffisant par artésianisme (c'est-à-dire que l'eau jaillit naturellement). Si la pression en tête de puits est insuffisante, on met en place un système de pompage (pompe immergée, pompe à arbre long, turbopompes).

Une fois pompé, le fluide géothermal est soit transformé en électricité via une turbine (si la température du fluide est au moins supérieure à 90°c), soit distribué sous forme de chaleur via un échangeur.

La chaleur peut ensuite être utilisée directement ou alors, on peut ajouter une pompe à chaleur pour obtenir un niveau de température plus élevé.


Les applications de la géothermie
Cliquez ci-dessous, sur l'image, pour l'afficher en grand

Cliquer sur l'image pour l'agrandir



Le cas particulier de la géothermie très basse énergie

  • Le terme pompe à chaleur géothermale est souvent utilisé pour des systèmes très basse température c'est-à-dire inférieure à 30°c qui prélèvent de la chaleur soit sur une nappe d'eau, soit dans le sous-sol, à moins de 100 m de profondeur.
  • Dans ce cas, c'est un fluide frigorigène qui circule dans un capteur enterré et qui en passant dans la pompe à chaleur est compressé. Cette compression a pour résultat d'augmenter la chaleur du fluide qui circule ensuite dans le système de chauffage du bâtiment, par exemple, un plancher chauffant. Le fluide est ensuite détendu avant d'être renvoyé dans le capteur en sous-sol.
  • Ce type de système a l'avantage de produire entre 3 et 5 kWh pour 1 kWh consommé (l'énergie nécessaire au fonctionnement de la pompe). Il est particulièrement bien adapté pour chauffer les maisons individuelles. Il existe même des systèmes qui permettent également de chauffer l'eau sanitaire.

Pour plus d’informations, sur les pompes à chaleur géothermales, il peut être utile de contacter l’AFPAC, association française des pompes à chaleur pour ce qui concerne les installations de surface et le BRGM pour les informations concernant le sous-sol.




La géothermie en Ile de France

Le Bassin parisien est constitué d'un ensemble de couches sédimentaires qui s'empilent les unes sur les autres.

A près de 3 km de profondeur, se trouve la formation la plus ancienne, le Trias constitué de grès. Entre 1 et 2 km sous terre, on a notamment le Dogger et le Lusitanien dont les dépôts datant du Jurassique sont à dominante calcaire et où la température varie de 50 à 85°c. Plus près de nous, les sables du Néocomien entre 750 et 1500 m (température entre 35 et 50°c) et ceux de l'Albien situés 150 m au-dessus (température de 25 à 30°c) datent du Crétacé.

A l'heure actuelle, on dénombre 34 installations de production géothermale en Ile de France. La plus ancienne est celle de la Maison de la Radio, à Paris, qui fonctionne depuis 1961 à partir d'un puits unique alimenté par l'aquifère de l'Albien. Le fluide géothermal est puisé à 500 m de profondeur et sa température s'élève à 27°c.

Dans l'Essonne, à Bruyères le Chatel, un puits unique fournit de la chaleur à partir de l'aquifère du Néocomien depuis 1982.

Les autres installations sont alimentées à partir de la nappe du Dogger ; ce sont des doublets ou de triplets. En outre, on compte 29 réseaux de chaleur alimentés par de la géothermie dans la région.

Au total, ce sont environ 140 000 équivalents logements qui sont alimentées en énergie à partir de la géothermie.

Les outils
Des études sont en cours dans le cadre du plan de relance de la géothermie en Ile de France. Les premiers résultats seront en ligne prochainement dans cette rubrique.

L'Arene a réalisé des fiches sur certaines installations. Il est possible de les télécharger à partir de ce site.

Le bulletin d'information de la géothermie en Ile de France réalisé en partenariat avec le BRGM et la délégation régionale de l'ADEME paraît deux fois par an et est également téléchargeable.

L'ouvrage de référence sur ce thème s'intitule « La géothermie, une énergie d'avenir ». Rédigé sous la direction de Jean Lemale de l'ADEME et Florence Jaudin du BRGM, il est édité par l'Arene.





Le puits canadien ou puits provençal 

Le puits canadien, aussi appelé puits provençal, consiste à faire circuler dans des tuyaux enterrés dans le sol à une profondeur de 1 à 2 m, une partie de l’air neuf de renouvellement avant qu’il ne pénètre dans le bâtiment.

En hiver, le sol à cette profondeur est plus chaud que la température extérieure : l’air froid est donc préchauffé lors de son passage dans les tuyaux. Avec ce système, l’air aspiré par la VMC ne sera pas prélevé directement de l’extérieur (via les bouches d’aération des fenêtres), d’où une économie de chauffage.

En été, le sol est à l’inverse plus froid que la température extérieure le puits provençal va donc utiliser la fraîcheur relative du sol pour tempérer l’air entrant dans le bâtiment. Le gain en température permet de limiter le recours à la climatisation.

L’idéal est de prévoir ce système avant la construction du bâtiment, en raison des travaux de terrassement qu’il implique.

En partenariat avec le Costic (www.costic.fr), l’Arene prépare l’édition en 2006 d’un guide technique de mise en œuvre d’un puits canadien.

Par ailleurs, l’Arene a financé en 2005 une étude de modélisation et simulation d’un système innovant de puits canadien verticaux pour une maison de retraite en région parisienne. Selon la simulation, l’ensemble de 10 puits canadiens verticaux peut refroidir 5000 m3/h d’air extérieur de 8 °C en plein été et préchauffer 5000 m3/h d’air extérieur de 6 °C en plein hiver.






A lire

Titre Document Télécharger

La géothermie en France n°2
Réalisation Arene, Ademe, Brgm
Juin 2008



Bulletin
12 p.

1,8 Mo


La géothermie en France n°1
Réalisation Arene, Ademe, Brgm
Juillet 2007



Bulletin
9 p.

1,3 Mo





Copyright Arene Ile-de-France - Tous droits réservés - Mentions légales
City Instruments

EL-EFF

EUREM

Education à l'énergie

Quel avenir préparons-nous ?
en 2 minutes...